Beau Garçon
Le 18 septembre 1844 1 , Frédéric Chopin envoie à sa sœur Ludwika, à Varsovie, le manuscrit de Śliczny chłopiec (Beau garçon), la première de ses mélodies polonaises composées sur des paroles du poète Józef Bohdan Zaleski , ainsi que la musique de chansons chantées à Nohant. Il signe sa lettre : « Ton vieux Ch. » Une formule qu’il utilise souvent cette année-là, comme dans ses lettres à ses amis Grzymała ou Franchomme . Et à George Sand, il pousse l’autodérision plus loin, en terminant par ces mots : « Votre toujours plus vieux que jamais, et beaucoup, extrêmement, incroyablement vieux. Ch. » ( 2 décembre 1844 2 ) ou encore : « Votre momiquement vieux. Ch. » (5 décembre 1844 3 ) – jeu de mots français (équivalent à Pani stary jak mumia en polonais), concluant avec un humour noir sa description de lui-même au coin du feu : « dans ma grosse redingote [...], j’étais jaune, fané, froid, et trois flanelles...