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Rafał Blechacz et Chopin

Rafał Blechacz

«L’artiste conduit la poésie jusqu’à l’impalpable» «Un cœur pur au piano, en nuances subtiles et racées»

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Le favori de tous les salons

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   Le 27 octobre 1849, Hector Berlioz publie son hommage nécrologique à Chopin dans le Journal des débats  :  « [...] Loin d’être morose, Chopin [...] se montrait d’une bonhomie malicieuse qui donnait un irrésistible attrait aux relations que ses amis avaient avec lui. Il apportait dans la conversation cet humour qui fit le charme principal et le caractère essentiel de son rare talent.     Un succès passionné auprès des femmes « Ses compositions pour le piano ont fait école. La grâce la plus originale, l’imprévu du tour mélodique, la hardiesse des harmonies et l’indépendance de l’accent rythmique s’y trouvent réunis à un système entier d’ornementation dont il fut l’inventeur et qui est resté inimitable. Ses études pour le piano sont des chefs-d’œuvre où se retrouvent concentrées les qualités éminentes de sa manière et ses plus rayonnantes inspirations. Nous les placerons même au-dessus de ses célèbres mazurkas qui, dès leur apparition, valurent à Ch...

📚 Le dernier grand concert parisien

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     Peu après son concert au Théâtre-Italien , Chopin ose une nouvelle fois se mesurer au public parisien. Le dimanche 26 avril 1835, il participe au concert organisé par François-Antoine Habeneck.  1  Il lui est difficile de décliner l’invitation de ce célèbre chef d’orchestre, qui avait accepté, trois semaines plus tôt, de diriger le concert de bienfaisance en faveur des réfugiés polonais.  2  La soirée revêt également une importance particulière : elle clôture la saison de la Société des Concerts du Conservatoire, fondée et dirigée par Habeneck. Trois ans auparavant, Chopin avait sollicité cette institution afin de s'y produire, mais sa demande était restée sans réponse.  3  Ce sera finalement sa seule participation à l'un des concerts de cette prestigieuse société.  4 Le programme réunit principalement des œuvres de Beethoven et Schubert. On y annonce également une « Polonaise avec introduction pour le piano, composée et exécutée ...

📚 Le phénomène Chopinetto

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   Le début d’année 1834 s’ouvre sur d’heureuses nouvelles en provenance de la famille Chopin. Dans une lettre de cette période, Nicolas  Chopin évoque le bonheur de Ludwika, la sœur aînée du compositeur, dont « un charmant enfant resserre son union ».    Henryk (1833-1899), premier enfant de Ludwika, sera plus tard à l’initiative de la plaque commémorative apposée au 12, place Vendôme, dernier appartement parisien de Chopin.  1 Dans cette même lettre, Nicolas annonce également le futur mariage d’Izabella, l'autre sœur de Frédéric avec Antoni Barciński .  2  Si les relations de Chopin avec Józef Jędrzejewicz , l’époux de Ludwika, demeurent plutôt distantes, celles qu’il entretient avec Barciński sont au contraire très chaleureuses.  3 Contrairement à son beau-frère Jędrzejewicz, Barciński exerçera une influence profondément positive sur la famille Chopin. Ses rapports avec chacun de ses membres sont empreints d'affection, de sympathie et d'...

📚 Bellini et Chopin: une alchimie

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     À l’automne 1833, le cercle d’amis de Frédéric Chopin s’élargit avec l’arrivée à Paris du compositeur italien Vincenzo Bellini (1801- 1835)   1 , que lui présente Ferdinand Hiller .  2    Les trois musiciens se retrouvent régulièrement dans un cadre intime, au salon de Lina Freppa , cantatrice et professeure de chant née à Naples, mais d’origine française, installée au bout du Faubourg Saint-Germain.  3 4  Chopin manifestera bientôt son attachement à cette artiste en lui dédiant ses Mazurkas op. 17 . Plus tard, Hiller se souviendra: « Nous la vénérions de tout cœur et allions ensemble lui rendre visite [...]. Là, on parlait musique, on chantait, on jouait, pour recommencer à parler, jouer et chanter. Chopin et Madame Freppa s'asseyaient tour à tour au piano; de mon côté je faisais de mon mieux tandis que Bellini, alternativement, faisait ses observations et s'accompagnait l'une ou l'autre de ses cantilènes, davantage pour illustre...