📚 1835 : Le retrait progressif de l'estrade
Au début du mois de mars 1835, la presse revient sur le concert donné quelques jours plus tôt par Ferdinand Hiller à la Salle Érard, où Chopin l'accompagna dans le Grand Duo pour deux pianos op. 135. Dans Le Pianiste du 5 mars, le critique regrette que le jeu de Chopin ait été trop peu entendu : « [...] nous ajouterons toutefois, qu’on entendait trop faiblement M. Chopin, et que beaucoup de détails de sa partie ont dû être perdus pour les auditeurs. Le talent, parfait d’ailleurs, de M. Chopin est si délicat, si plein de nuances imperceptibles et qu’une oreille sensible et exercée peut seule saisir, que c’est à notre avis, un désavantage pour lui d’être entendu avec un autre. M. Chopin a besoin de jouer seul pour être apprécié tout ce qu’il vaut. » 1 Plus de quarante ans plus tard, Hiller lui-même reviendra sur ce souvenir : « On ressentait même comme un élément de charme l’absence de cette puissance de sonorité — propre à Liszt, à Th...